La Naissance des Mamans

La Naissance des Mamans

Martine de Vigan

Je vous accompagne dans votre vie de maman pour être

pleinement heureuse de votre maternité

pandémie, que dire aux enfants ?

Beaucoup de parents se posent la question , encore après ces 15 premiers jours de confinement, de ce que comprennent leurs enfants, ou même, parce qu’ils ne l’ont pas fait au début, de comment leur parler de la maladie covid19. Peut-être est-ce votre cas ?

Il est évident qu’on ne peut pas dire la même chose à tous. Vous devrez adapter vos explications à leur âge, leur personnalité, leurs connaissances, mais aussi en fonction de votre stress, et de leurs conditions de vie : je pense particulièrement à l’omniprésence ou non des informations radio ou télé.

Pour ce qui est des moyens d’information, c’est peut-être un gros effort pour vous de ne pas regarder les actualités. Mais la vision d’images d’ambulances, des soignants avec leur équipement digne d’un film de fiction, la vue de gens qui pleurent et évoquent la mort de leurs proches, peut impacter fortement les enfants, plus qu’on peut l’imaginer. et pour longtemps !

En tant que parents, mon premier conseil serait de ne pas regarder les actualites télévisées si les moins de 10 ans ne sont pas couchés. Vive la technologie moderne qui multiplie vos possibilités d’information.

Un principe général pour tous : parlez-leur simplement, choisissez vos mots mais ne leur mentez pas, répondez à leurs questions, même sans rentrer dans les détails, et surveillez leur état de stress ou de cafard !

Il faut parler aux bébés, même les plus petits, car ils ressentent votre stress.

Par contre, ils n’ont avant 18 mois que très peu de notions du temps, et ne peuvent pas analyser les changements. Ils vivent dans le présent et c’est l’idéal pour eux d’être toute la journée avec vous.

Vous pouvez dire seulement : « je suis inquiète car la vie n’est pas comme d’habitude, mais ça n’a rien à voir avec toi , je suis là pour te protéger ». Parlez-leur des personnes qu’ils voient d’habitude, grands-parents, assistante maternelle ou équipe de la crèche comme vous feriez en vacances.

C’est autour de 2 ans que c’est le plus compliqué :

Ils sentent votre stress, ils voient qu’il se passe quelquechose de bizarre, les rues vides, les règles d’éloignement. Ils peuvent avoir de vrais coups de blues, ils ne comprennent pas . Ils ne peuvent pas vous poser de questions ! Déjà qu’ils sont dans la difficulté à gérer la frustration en permanence, la situation est vraiment dure pour eux qui sont le mouvement- même !

Essayez de limiter les appels vidéos des proches, surtout si ça déclenche de l’émotion aussi pour vous ! Mais expliquez votre émotion : « je suis triste parce que en ce moment, on ne peut pas voir Mamie »

Pour leur expliquer ce qui se passe, choisissez une phrase-type, simple, toujours à peu près la même : « On ne peut pas sortir, on ne peut pas s’approcher des autres parce qu’on pourrait tous être malades ». Insistez sur le fait que ça va être long pour que la maladie parte, mais que ça finira, qu’on retrouvera les amis, la famille, et la crèche, les jardins, et….qu’on fera la fête !. Rassurez votre enfant s

Ne parlez pas de délais ni de dates, ça ne veut rien dire à cet âge ! Par contre dès qu’il sera question de la levée du confinement, faites un calendrier visuel sur les 8-10 derniers jours, sur lequel il puisse voir les jours qui restent diminuer, et faites avec lui le décompte des « dodos » qui restent. On en reparlera .

Pour les 3-6 ans, tout dépend de leur niveau de langage et de connaissances générales.

Si votre enfant joue bien et ne semble pas anxieux, et encore plus si vous avez la chance d’avoir un jardin ou une cour, n’en faites pas trop ! Dites le même genre de phrases simples, sans rentrer dans les détails.

Par contre répondez à toutes ses questions, ne lui dites pas :  » tu es trop petit pour comprendre ». Demandez-lui « qu’est-ce que tu en penses, toi ?« , et rassurez-le sur le fait qu‘il y aura une fin.

Si votre enfant est un petit savant qui a vu tous les épisodes de « c’est pas sorcier », le mieux est peut-être de le faire parler au cours d’un jeu de lego ou d’un dessin, pour essayer de savoir ce qu’il a compris. Vous ne savez pas ce qu’il a pu entendre à l’école dans la dernière semaine, ce qu’il vous a entendu dire au téléphone ! Vous pouvez avec lui compter les jours, faire un cahier de ce qui se passe chaque jour, qu’il regardera ensuite comme un album-souvenir. Le fabriquer sera l’occasion de discussions.

Faites-lui faire des dessins ou des collages pour ses proches, même si vous ne pouvez pas les poster, mettez-les dans une enveloppe ou un dossier pour les donner ou les poster « après ».

A cet âge, autour de 4 ans, ils ont beaucoup d’interrogations sur la mort. Hors ils risquent d’entendre plus d’adultes en parler.

C’est l’occasion d‘expliquer que la vie a une fin, mais qu’on espère vivre longtemps, et mourir quand on sera vieux. Selon vos convictions religieuses, c’est l’occasion de lui transmettez vos croyances.

Si il vous parle de Votre mort, pas de panique, sa notion est encore floue, n’éludez pas la question : « un jour bien sûr, je mourrai , comme tout le monde, mais j’espère que ce sera dans longtemps, et si on respecte bien le confinement, il n’y a pas de raison que je tombe malade ! » Il n’a pas le même ressenti que vous, ces notions sont abstraites pour lui .

Pour les plus grands, de 6 à 10 ans, c’est moins mon domaine d’expertise, mais ce que je peux vous conseiller est d’écouter ce que votre enfant se raconte à lui-même dans ses jeux, de le faire dessiner et de discuter ensuite autour du dessin, de poser des questions mais sans insister (certains ne sont pas anxieux, pas la peine de créer une angoisse qu’ils n’ont pas !). C’est difficile mais il faut dire : « je ne sais pas »…ni combien de temps ça va durer, ni si tous vos proches sont en sécurité, ni quand l’école reprendra, ni si on pourra prendre des vacances cette année, ni comment va se passer la sortie du confinement etc…

Soyez attentifs à des signes d’anxiété comme la difficulté à s’endormir, le désintérêt pour ses jeux préférés, son manque d’appétit ou au contraire ses fringales. Ne le grondez pas si c’est le cas, rassurez-le sur la fin de ce moment difficle, sur sa capacité à surmonter cette épreuve dont il sortira plus fort. Montrez-lui comme vous avez confiance en lui, comme vous êtes fière de son courage et de sa patience.

Enfin, si par malheur vous vivez des deuils parmi vos proches, avec le traumatisme pour tous de ne pas pouvoir les célébrer par une cérémonie d’inhumation, proposez à votre enfant d’écrire un mot, une lettre, de faire un dessin. Faites un petit « autel » avec la photo de la personne décédée, auprès de laquelle on dépose ces messages. Allumez des bougies et faites une cérémonie chez vous en hommage à cette personne.

Bon courage et patience à toutes et a toutes, respectez vien les règles de protection, merci de m’avoir lue

Vous pouvez aussi me rejoindre :

-sur Facebook :« La Naissance des Mamans » ou

– sur Instagram : @la_naissance_des_mamans.

-Ou venir retrouver d’autres mamans sur le groupe privé Facebook « Etre une maman heureuse » !

A bientôt,

Martine de Vigan

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le sur vos réseaux sociaux !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.